Participant du mois au programme Au-delà des limites : Dean Stoney

Participant du mois au programme Au-delà des limites : Dean Stoney

Tous les ans, des centaines de personnes ayant un handicap de tous les coins du Canada commencent à faire du sport en fauteuil roulant grâce au programme Au-delà des limites. Nos participants sont de tous âges, ont toutes sortes de handicaps, sont des deux sexes, et ont toute une gamme de niveaux d’expérience et de condition physique,mais ils ont tous quelque chose en commun : la volonté d’essayer quelque chose de nouveau.

Pour mettre en valeur la diversité de nos participants, nous avons décidé de reconnaître tous les mois un participant ou une participante d’une province différente. Ce mois-ci, notre participant du mois est Dean Stoney, de la Colombie-Britannique.

À quels sports jouais-tu avant ta blessure à la moelle épinière?

Avant ma blessure, je faisais surtout de la natation, du cyclisme, et du golf de temps en temps. Je n’avais pas fait de sport organisé depuis presque 20 ans.

Comment as-tu commencé à faire du sport en fauteuil roulant?

Pendant mon séjour au centre de réadaptation G.F. Strong, je savais que je devais trouver une nouvelle manière de faire de l’exercice, étant donné que je ne pouvais plus pratiquer mes anciennes activités. Grâce à des programmes de loisirs, ainsi que par l’entremise de ma participation à des Journées découverte, j’ai découvert que j’aimais vraiment me retrouver dans un environnement d’équipe.

Comment est-ce que tu t’es habitué à faire du sport en fauteuil roulant?

Au début, ça a été difficile, parce que je venais juste de sortir de l’hôpital et que je n’étais pas en grande forme! J’avais perdu beaucoup de masse musculaire parce que j’avais été alité pendant longtemps. Je commençais à peine à m’habituer à utiliser mon fauteuil de tous les jours, quand tout d’un coup, je me suis retrouvé dans une situation où je devais exercer beaucoup plus de force, et aller beaucoup plus vite. Mais, comme pour tout le reste, le corps commence à s’adapter à la situation, et en fait 18 mois plus tard, il continue encore à s’adapter.

Quels sont les sports en fauteuil roulant que tu pratique maintenant?

Pour l’instant, je participe aux séances portes ouvertes organisées au centre de loisirs de Port Moody à Ioco, et plus récemment aux séances portes ouvertes de basket-ball en fauteuil roulant au centre de loisirs Edmonds de Burnaby. Et quand c’est la saison, je participe aussi à la ligue municipale de basket-ball en fauteuil roulant Tim Frick.

Qu’est-ce que ça t’apporte de participer à des programmes comme les séances portes ouvertes de sports en fauteuil roulant de Port Moody?

Cela me donne surtout la motivation supplémentaire de sortir de chez moi et d’être plus actif, mais c’est aussi très amusant de se retrouver avec un groupe de gens qui pensent comme toi et tout simplement de jouer.

Quel rôle ont joué les sports en fauteuil roulant dans ta récupération et dans ton adaptation à un traumatisme médullaire?

Ma pratique des sports en fauteuil roulant m’a gardé beaucoup plus actif que si je n’en avais pas fait. Elle m’a fait faire des exercices de conditionnement physique que je n’aurais pas fait autrement. Mais cela m’a aussi montré qu’il y avait autre chose que juste le boulot et le dodo après ma blessure. Et cela est très inspirant de côtoyer beaucoup de gens de tous les horizons qui font du sport à tous les niveaux et qui ont toutes sortes de handicaps.

Qu’est-ce que tu dirais à des personnes ayant un handicap qui pensent commencer à pratiquer un sport en fauteuil roulant?

Que ce soit par l’entremise d’un thérapeute en réadaptation ou de ton association provinciale de sports en fauteuil roulant, renseigne-toi pour savoir quand est la prochaine «journée découverte» locale, et va voir de quoi il s’agit pour essayer. On t’y présentera des tas de sports différents, que ce soit individuels ou en équipe. Alors profites-en au maximum, vas-y et essaie-les tous. Il y a encore beaucoup de sport que j’aimerais essayer, mais je n’ai pas encore eu le temps de tout